août 19

Comment trouver le bonheur malgré l’incertitude?

Comment trouver le bonheur malgré l’incertitude?

Hélène

Sommaire:

Etes vous en pilote automatique: plus vraiment de plaisir à faire les choses mais tout va bien. Un peu comme une routine qui s'installe. Elle offre de la sécurité mais on s'ennuie

Pilote automatique

Etes vous en mode pilote automatique?

Incertitude fait partie intégrante de notre vie

Incertitude

Selon Edgar Morin, l’incertitude a toujours fait partie de notre vie. C’est un peu comme une pièce à deux faces: à l’excès elle engendre inquiétude et sinon elle peut être un fabuleux moteur.

Le bonheur vu par Victor Frankl, Mo Gadwat et Laurent Gounelle

Le bonheur

Le bonheur vu par de « grandes » personnes telles que Victor Frankl avec ses réflexions autour de la logothérapie; Mo Gadwat et son équation du bonheur ou encore Laurent Gounelle qui nous partage sa vision du « vivre pleinement sa vie« .

« Votre situation professionnelle et personnelle aurait de quoi faire pâlir de jalousie votre meilleur(e) ami(e) ? Pourtant, au fond de vous, vous avez l’impression de de ne pas être vraiment heureux.. Vous ne vous sentez pas totalement épanoui.

A cela vient s’ajouter l’actualité : bien que l’incertitude ait toujours fait partie de notre monde, notre quotidien nous permettait de ne pas trop la subir. Or la crise sanitaire puis économique nous rappelle à quel point nous ne pouvons pas contrôler les choses. »

Tout cela semble très alarmant. Mais je n’ai pas choisi d’écrire cet article pour vous faire peur ou vous gâcher vos vacances. J’ai eu envie de partager avec vous le fait qu’il existe un véritable champs des possibles. Se (re)approprier notre vie et vivre dans le bonheur malgré l’incertitude actuelle est tout à fait possible.

Pour l’illustrer, j’ai choisi de m’appuyer sur les réflexions de « grandes » personnes : Edgar Morin, Mo Gadwat et Laurent Gounelle. Dans un prochain article je citerai probablement Frédéreic Lenoir, Matthieu Ricard ou Pierre Rabhi. En effet, ils sont également pour moi de grandes sources d’inspiration.

Et si, comme moi, vous étiez en pilote automatique ?

Mettre sa vie sur pilote automatique.
Entrer dans une routine, oublier nos besoins.

Mon témoignage

Je faisais partie de ces personnes qui ont plutôt tout pour être heureuses. En effet, j’ai eu de beaux postes, je suis propriétaire de mon appartement et surtout je suis très entourée dans la vie, de personnes qui m’aiment sincèrement. Et pourtant, je ne me sentais pas alignée. Je dirai même que je fuyais un peu: je regardais beaucoup la télévision ou les réseaux sociaux, je sortais pas mal… Bref je ne me sentais pas vraiment actrice de ma vie.

L’année dernière, après un parcours d’introspection, j’ai décidé de quitter mon poste pour me lancer : commencer une vie d’entrepreneuse. Et là, 2020 : coronavirus…

Honnêtement, moi qui suis très contrôlante, qui ait besoin de planifier, prévoir, garantir ma sécurité financière… Je ne pensais pas que je serais aussi persévérante dans mon projet. Clairement je stresse, mais je constate que :

  1. Je suis heureuse
  2. Malgré le contexte je ne me suis jamais autant sentie à ma place

C’est cette expérience qui m’a donné envie de vous écrire. Nous pas pour que vous vous mettiez à votre compte, mais que vous vous disiez : 

« et si j’étais en pilote automatique ? »

Vous êtes probablement dans cette situation si :

  • Vous vous sentez moins épanoui qu’avant, vous ressentez une forme d’ennui. Votre projet de vie que vous avez construit à l’aube de vos 30 ans n’est peut-être plus totalement d’actualité.
  • Vous avez perdu de vue ce qui vous anime, vous passionne… Peut-être avez-vous dû arrêter un loisir ou un projet qui vous tenait à cœur parce que vous n’aviez plus le temps. Cela semble être un détail. Mais ce projet ou ce loisir que vous avez mis de côté boostait probablement votre joie de vivre.
  • Vous avez fait un ensemble de choix pour garantir votre sécurité. Malheureusement cette routine si sécurisante n’est plus vraiment source de bonheur… Un petit grain de folie vous ferait du bien ?

Ce sont des exemples que j’ai tiré de mes lectures et de ma propre expérience. Vous en avez certainement plein d’autres.

Et vous ? Etes-vous en pilote automatique ?

Si c’est le cas, en prendre conscience est déjà un énorme pas (en tous les cas ça l’était pour moi).

Le covid-19 a eu deux effets majeurs : une prise de conscience que nos vies étaient de véritables tourbillons d’une part . Et d’autre part que nous ne contrôlions pas grand chose, l’incertitude est bien présente.

Sortir du pilote automatique malgré la crise et son lot d’incertitudes.

Edgar Morin est un philosophe qui a rédigé de nombreux ouvrages sur la complexité du monde. Pour lui les marqueurs de cette complexité sont l’incertitude, l’impermanence et l’incomplétude.

Impermanence, incertitude et incomplétude: les marqueurs de la complexité selon Edgar Morin.

Ces marqueurs font partie de notre vie et nous avons ou devons développer les ressources internes nécessaires pour vivre avec . Pour rester « souple sur les genoux » comme en ski. Nous adapter aux aléas de la vie ou du terrain.

Etre souple sur les genoux c'est savoir s'adapter aux aléas de notre environnement. Avoir suffisamment de sécurité intérieure pour ne pas être rigide. La meilleure illustration étant une descente à ski

L’expression « souple sur les genoux » vient d’une amie et depuis je l’utilise souvent car je trouve qu’elle illustre très bien cette nécessité d’agilité et de souplesse interne pour s’adapter à un environnement instable.

L’incertitude a toujours fait partie du monde, le Covid-19 nous l’a juste rappelé

L’incertitude est la principale caractéristique de ce que nous vivons actuellement. Nous n’avons pas de réelles certitudes sur l’origine du virus, sur ce qu’il est, les formes qu’il peut prendre ou encore la manière dont il évolue. Parfois il est mortel, d’autre fois il est asymptomatique…

L’autre grande incertitude de cette crise concerne les conséquences de l’épidémie sur les champs économiques ou sociaux.

Le covid-19 nous a permis de prendre conscience que malgré ce que la société essaie de nous faire croire, il est illusoire de croire que nous maîtrisons notre avenir.

Dans le prochain paragraphe, nous allons voir que l’incertitude n’est pas une mauvaise chose.

L’incertitude est merveilleux moteur, à l’excès une source d’angoisse

Incertitude: source d'angoisse ou d'inquiétude mais également un puissant moteur de motivation. Si tout était gagné d'avance nous n'aurions plus de plaisir à faire les choses.

L’incertitude est comme une pièce à deux faces: d’un côté elle est source d’inquiétude ou d’angoisse. Et de l’autre c’est un puissant moteur de motivation. Si tout était gagné d’avance nous n’aurions pas de plaisir à faire les choses.

Incertitude et angoisses

Quand l’incertitude ou l’insécurité sont vraiment trop importantes elles peuvent être source d’inquiétude et monopoliser notre énergie vitale.

Du coup, toute situation que nous percevons comme dangereuse devient source d’angoisse. Incapable de sortir de notre zone de confort, nous risquons de nous figer et surtout de nous épuiser.

L’incertitude : un puissant moteur

Pourtant, nous avons besoin d’incertitude pour nous stimuler. Cela active notre pensée et nous pousse à chercher des solutions.

L’incertitude est une situation naturelle pour l’homme. Elle est même un moteur : Corneille disait « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Si tout était acquis, sûr et maîtrisé nous n’éprouverions plus de sentiment de bonheur lié au mérite ou à la fierté et notre vie ne serait plus qu’ennui.

Un nécessaire équilibre certitude/ incertitude propre à chacun

La difficulté réside surtout dans le fait de savoir quelle dose d’incertitude nous sommes prêts à recevoir. Elle est proportionnelle à notre sécurité intérieure.

En effet, plus nous avons confiance en nous et une bonne estime de nous-même plus nous pouvons nous adapter donc plus nous pouvons être heureux.

Comment trouver le bonheur, couper le pilote automatique et gérer les incertitudes ?

Perte de sens, pilote automatique, angoisses liées aux incertitudes de la vie…

Pour faire face à cela, il semble nécessaire de cultiver son bonheur au quotidien. Cela permet de renforcer sa confiance en soi, son estime de soi et donc sa sécurité intérieure.

Victor Frankl : il est important de renouer avec le sens de notre vie

La logothérapie

Victor Frankl, psychiatre et philosophe autrichien, nous parle de la logothérapie pour donner un sens à notre vie.

Avoir la bonne boussole pour trouver son orientation: la boussole symbolise notre grille de lecture, notre connaissance de soi pour suivre notre ikigai

Selon Victor Frankl, chaque être humain doit trouver le sens profond de son existence : un ou plusieurs objectifs et en assumer la responsabilité.

Grâce à cela, nous serons capables de surmonter toutes les épreuves de notre vie car animés par ce projet de vie. L’idée étant qu’en identifiant le « pourquoi » nous saurons faire face aux différents « comment ».

Absence de sens= vide existentiel ou pilote automatique

Ceux qui ne trouvent pas ce sens sont remplis d’un vide existentiel qui les plonge dans le mal-être, voire la dépression. C’est ce que l’on peut ressentir quand nous sommes sur « pilote automatique ». Malgré une apparente réussite, nous pouvons ne pas nous sentir épanoui car plus en lien avec le sens profond de notre existence.

Une introspection à faire à chaque grande étape de notre vie

Renouer avec notre « mission de vie » nécessite une introspection pour identifier nos moteurs, valeurs, drivers etc… Vous pouvez mener à bien cette réflexion seul (avec des ouvrages, un parcours Ikigai) ou bien accompagnés (par un thérapeute ou un coach).

Actuellement nous menons plusieurs vies : notre projet de vie est donc voué à évoluer plusieurs fois. Il nécessite d’être réajusté et revisité plusieurs fois.

Mo Gadwat et son équation du bonheur

En 2010, Mo Gawdat était l’incarnation même de la réussite et pourtant… il n’était pas heureux. En tant qu’ingénieur il aborde ce problème de manière scientifique et part à la quête de l’équation du bonheur. Qu’il trouve et teste sur lui avec succès. Depuis il souhaite faire profiter sa méthode au plus grand nombre.

La différence entre nos attentes et la perception du monde

Pour lui le bonheur résulte de la différence entre ce que nous désirons et ce que la vie nous offre.

Selon Mo Gadwat le bonheur vient de l'écart entre notre perception de ce qui nous arrive et ce que nous attentions.

Plus nous avons une vision de la vie juste et donc des attentes en cohérence avec notre perception de la vie plus nous sommes heureux.

La carte n'est pas le territoire: en fonction de nos croyances, de nos valeurs, de notre histoire et de nos filtres nous ne vivrons pas les expériences de la même manière. Un peu comme si nous avions tous notre version de l'histoire.

Selon cette hypothèse, notre bonheur dépend donc de notre manière de percevoir la vie et donc de notre cadre de référence : croyances, valeurs…

En PNL ce point est expliqué par le présupposé qui affirme que la carte n’est pas le territoire.   

Un retour à l’essentiel pour renouer avec le bonheur

Pour lui plus nos attentes sont grandes, complexes et éloignées de la réalité. Plus nous sommes malheureux car moins nous avons de chances qu’elles se réalisent.

Il illustre ce point avec l’exemple des bébés. Ils sont heureux quand leurs besoins essentiels sont comblés et plus l’enfant grandit plus ses attentes se complexifient et donc moins ils sont heureux. Sur ce principe, un retour à l’essentiel serait donc une source de bonheur.

Cette idée est également largement développée dans le domaine de la méditation.

Lâcher prise : tout n’est pas contrôlable

L’idée du lâcher prise est de se concentrer sur ce sur quoi nous avons un pouvoir d’action.

J’ai choisi cette illustration de Céline Veitmann car je trouve qu’elle décrit parfaitement le lâcher prise. En mettant en avant ce que nous ne pouvons pas contrôler et ce sur quoi nous pouvons avoir un pouvoir d’action.

Lacher prise sur ce que je ne controle pas pour me concentrer sur les aspect sur lesquels j'ai un pouvoir d'action.
Le

Investir ce sur quoi nous avons un pouvoir d’action

Lâcher prise sur les éléments extérieurs ne signifie pas ne pas faire de projets et se laisser aller.

Selon lui, nous ne devons pas renoncer à nos rêves. Ils seront le résultat de deux éléments que nous contrôlons totalement : nos actes et nos réactions.

Faire un vision board permet de se projeter dans le futur et de faire en sorte que nos projets se réalisent

Le bonheur se construit donc pas à pas en adaptant nos actes et nos comportements pour réaliser nos projets de vie.

Laurent Gounelle : Vivre pleinement sa vie

Je trouve cette vidéo très puissante. Par contre, j’ai dû la visionner plusieurs fois car il en découle à mes yeux beaucoup de concepts :

  • Identifier qui nous sommes vraiment, ce qui rejoint l’idée de la logothérapie
  • Investir et construire une vie qui nous ressemble. Cela renvoie à la notion de projet, de pouvoir d’action, de rêves et d’être en accord avec nous même.
  • Lâcher prise sur ce que nous ne contrôlons pas : le regard et la reconnaissance extérieure.

Conclusion

En conclusion je dirai que j’ai réuni dans cet article beaucoup de thématiques complexes à intégrer et à mettre en œuvre. Chacune pouvant faire l’objet d’un accompagnement spécifique et d’une longue introspection complétée par un travail sur soi.

L’idée était d’attiser votre curiosité sur ces vastes sujets et vous donner envie d’en savoir plus. D’autres articles plus spécifiques viendront illustrer les différents points. Vous pourrez également les expérimenter dans l’un des ateliers Ikigai.

Je vous dis à très vite !

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